UN PEU D’HISTOIRE

Aubiac, Albiac, Albiat ...le nom de notre commune se perd dans la nuit des temps . Il serait à rapprocher de Alviaco ou Alviaca, termes désignant des monnaies mérovingiennes …

Aubiac, à 10 km au sud d’ Agen, ce sont 1007 habitants répartis sur les 1386 ha de coteaux argilo-calcaires  verdoyants qui s’immergent dans ce Bruilhois dont Laplume était le chef-lieu de la Vicomté depuis le XIème siècle . Cette Vicomté  qui dépendait du diocèse d’ Agen balança longtemps entre les Parlements de Toulouse et de Bordeaux . D’ailleurs , la linguistique nous apprend que  l’occitan de notre canton  a  subi l’ influence du languedocien mais aussi celle du gascon landais . On peut aussi bien entendre la filha que la hilha ( la fille).

 Si vous aimez l’histoire, Aubiac vous offrira des vestiges qui présentent un intérêt tout particulier .  Faites le tour du bourg...

Voici l’église romane Sainte-Marie, admirablement conservée. Elle fut construite entre le IXème et le XIème siècle sur les assises d’un édifice mérovingien . La mise à jour sous l’ancienne sacristie de sarcophages de cette époque en témoigne. Une Piéta du XV ème en bois polychrome, retrouvée dans la tour ouest est exposée au musée d’ Agen. Dans le chevet tréflé, la coupole surmontant le chœur est ornée de fresques du XVIème siècle représentant les quatre évangélistes.

Jouxtant l’église, vous pouvez apercevoir le château, ancienne propriété de la famille de Galard au milieu du XIVème . Fortement endommagé par un incendie en 1784, il fut en grande partie reconstruit pour prendre la forme actuelle . C’est un lieu d’expositions  mais aussi  un centre d’hébergement et lieu de réception très connu dans la région . Près du château, observez le grenier à blé de type gascon. Il vient d’être restauré.

Comme tous les villages des coteaux, Aubiac possédait ses moulins . Les meuniers ont changé de métier il y a bien longtemps mais les moulins demeurent . Il y en a deux à vent , route des moulins. Le troisième à eau est en contre-bas du bourg sur le capricieux ruisseau Crestian . Et  avant que n’existent les lave-linge, les dames fréquentaient les deux lavoirs : celui de Champagne en bordure du CD 931, l’autre, à l’opposé sur le Crestian.  Que n’ont-ils pas entendu ces lavoirs, lieux uniques de communication de nos villages. On y parlait de tout et du reste ...Bien que restaurés, ils ont conservé leurs secrets. 

Et puis, en gravissant le chemin de Marron , vous remarquerez  sur la gauche un bosquet . Il cache les ruines de l’ancienne chapelle dite  la Gleysette » .C’est un lieu connu des Aubiacais.  Des fouilles ont permis d’ y mettre à jour un cheval de bronze d’excellente facture exposé au musée d’ Agen . Des légendes populaires se rattachent à ce lieu . Là, des trésors seraient enfouis et à la Toussaint, on dit qu’on entend sous terre sonner les cloches ...Bref, notre village, comme beaucoup d’autres villages de Gascogne, a conservé ce charme et ces caractères qui font la richesse de notre patrimoine.



Quelques anectodes de l’histoire locale

 Sous l’ Ancien Régime, Aubiac était administré par deux consuls nommés par le Comte de Narbonne, seigneur du lieu. Brassiers, laboureurs et domestiques ne pouvaient bien sûr espérer l’être.

Le 16 mai 1791, 110 électeurs ( pour les électrices, il faut attendre 1946) élisent le Maire mais 76 n’ayant pas prêté le serment exigé ne peuvent y participer.


Le 7 septembre 1792, la municipalité visite le domicile du comte de Narbonne et celui du curé, suspectés d’être des ennemis de la nouvelle constitution. Ils doivent être désarmés. Le 9, on trouve chez le comte  5 fusils et une couleuvrine ; chez le curé une épée.

Le 14 juillet de l’an 9 ( 1801) le Maire convoque ses administrés sur le Champ de Mars local. Un registre mentionne qu’ à la fin de ce rassemblement, les citoyens se mirent à crier «  Vive la République ! Vive Bonaparte ! » Un an avant la proclamation de l’ Empire.

Le 22 août 1814, après la chute de Napoléon 1er, la Garde Nationale a été invitée par le Maire à se rendre sur la place d’ armes. La population a assisté à un feu de joie et à des tirs de fusils. Des cris de « Vive le Roi ! Vive l’illustre famille des Bourbons » se sont fait entendre. Le Maire en a fait rapport au Préfet.

Le 17 août 1830, le Maire lit le procès-verbal de la Chambre des Députés relatif à l’avènement de Louis-Philippe, roi des Français. Le serment de fidélité est prononcé le 24 septembre 1830.


Le 1er mai 1841, le Maire constate que les jeunes gens passent la nuit dans les auberges et au bal. A la sortie, il y a toujours des méfaits, des dégradations, des plantes transportées d’un jardin à un autre. Le Maire prendra un arrêté pour la fermeture des auberges à 10 heures du soir !

Le 11 février 1855, le Conseil fixe le tarif à payer par les élèves qui suivent les cours à l’école à 2 francs. L’instituteur aura un salaire de 110 francs. Sont accueillis les élèves d’ Estillac. 7 élèves dont les parents ne peuvent payer bénéficient de la gratuité.

La même année, le Conseil réuni au complet prête serment et jure obéissance à la Constitution et fidélité à l’ Empereur des Français.

Le 4 avril 1937,  c’est le début de l’exploitation du réseau électrique. La mairie a contracté un emprunt de 46 062 francs amortissable en 30 ans.

D’après « Aubiac m’est conté » ouvrage de J-G MOUSQUEY ( mars 2007) en vente à la mairie, à la poste et au syndicat d’ initiative. 5 €

 

LES MAIRES D'AUBIAC

Jean-Marc CAUSSE, élu en 2008

Armand TUR, de 1989 à 2008

Georges DUPRAT, de 1971 à 1989

Edouard PETIT, de 1965 à 1971

Guy d'Arcimoles, de 1959 à 1965

Charles DUPRAT, de 1943 à 1959